Il faut dire que je suis personnellement un fanatique du débat. Tout petit déjà j'organisais des débats contradictoires entre mes petits camarades de classe : « couche culotte ou jambon blanc ? », « playmobile ou hypoténuse ? », « doudou ou metrou ? »... Ah, que de débats passionnants ! C'était aussi passionné et aussi chiant qu'un débat sur la peine de mort sur TF1 le samedi soir. En grandissant, je trouvais des sujets de plus en plus polémiques. C'est ainsi que je proposai un jour de débattre sur « l'influence de la récolte des petits pois au bord des autoroutes d'Amazonie sub-saharienne sur la politique extérieure de la Chine Populaire ». Ce fut un beau débat, ma foi. Et que dire de ce fameux « les bourses ou le vit », un peu osé certes, mais oh combien passionnant.
C'est pourquoi je suis aujourd'hui fier de vous proposer le débat suivant : « François Ier : affabulateur de génie, ou pas tant que ça, faut pas déconner ? ». Vous penserez évidemment à analyser la conjoncture actuelle et les cours de l'endive braisée, ce qui permettra à ce débat d'atteindre des sommets.
Merci à vous.
Il me parait intéressant de reporter ici le commentaire d'un de nos nombreux lecteurs, qui a su apporter au débat un grand plus. Que ce commentateur anonyme sache que nous le félicitons pour sa perspicacité...
Alors là, je ne comprends pas !!!
C'est quoi ce débat bidon ? Je rappelle que, pour qu'il y ait débat, il faut qu'il y ait alternative, choix... Or ici, qu'avons-nous ? Une question qui n'en est pas une, et subséquemment un débat qui n'en est pas non plus un. Je m'explique, parce que je sens que certains ne voient pas ce que je veux dire. L'intitulé même de la question : « François Ier : affabulateur de génie, ou pas tant que ça, faut pas déconner ? » est une preuve de la pauvreté intellectuelle ou culturelle, ou les trois à la fois, de celui qui la pose. Si on analyse la prestation de François pas encore Ier à Marignan, on ne peut que constater qu'il était loin d'être en grande forme ce jour-là, de nombreux témoins oculaires pourraient encore en témoigner si leurs yeux n'étaient pas bouffés par les vers depuis longtemps, les pauvres. Et pourtant, Bayard, le fondateur des éditions du même nom, c'est dire s'il était loin d'être la moitié d'un imbécile, le fait chevalier à la fin du combat. Cela ne prouve-t-il pas à l'évidence que François Ier était un homme différent des autres, et par conséquent un affabulateur ? Non (et pourtant ça m'aurait bien arrangé)...
Merci quand même.
