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# Posté le vendredi 06 avril 2007 03:52

Quel avenir pour l'adoption d'animaux exotiques face à la fonte des glaces ?

Quel avenir pour l'adoption d'animaux exotiques face à la fonte des glaces ?
Chers amis, j'ai aujourd'hui décidé, dans ma grande inconscience, d'adopter un pingouin. Menacé par la fonte de son habitat naturel, le pingouin se meurt. Loin de chez lui, le pingouin se meurt aussi. Le pingouin est un animal qui se meurt énormément. C'est pourquoi je vous propose d'aller voir à quoi ça ressemble là-bas avant que les derniers ne disparaissent de notre belle planète. Ne me remerciez pas, c'est tout naturel.

Je profite de cet article tout petit pour y rajouter un lien vers un blog que j'aime beaucoup, allez-y voir, ça vaut le coup :

Merci

# Posté le samedi 14 avril 2007 17:53

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 10:28

Quel avenir pour les titres commençant par "quel avenir", là j'ai plus d'idée...

Quel avenir pour les titres commençant par "quel avenir", là j'ai plus d'idée...
Je suis quelqu'un d'anormal. Je le vois bien : je n'ai pas les mêmes activités que les autres, pas les mêmes priorités, pas les mêmes envies. Il m'arrive bien plus souvent qu'à n'importe lequel de mes concitoyens de ressentir soudain un besoin irrépressible de m'en aller courir pieds nus de par les rues noires en chantant à la lune blonde ma joie de me sentir enfin vivant, de sentir chacun de mes membres parcourus des mille tressaillements que provoque à intervalle régulier la rencontre brusque du bitume et de la plante de mes pieds, de sentir mes poumons brûlants s'emplir et se vider de l'air tiède et odorant d'une nuit de juin où quelques éclairs de chaleur illuminent parfois l'horizon blafard. Le spectacle lent et silencieux d'un coucher de soleil sur la Manche, assis sur la dune, le visage caressé par les cheveux humides du vent où le goéland solitaire glisse sans un mouvement et sans autre bruit que le chuintement discret de ses plumes, pour disparaître lentement derrière un rocher alors que le bras lumineux d'un phare commence sa ronde rassurante, semblable au bâton du berger qui guide ses moutons vers la chaleur reposante d'une étable de montagne, tout cela me plait infiniment plus que ces films américains à effets spéciaux dont mes contemporains sont si friands. Je n'aime pas la foule, je n'écoute pas de techno, je ne porte aucun vêtement d'aucune marque connue, je ne considère pas Houellebecq comme le romancier génial que nos intellectuels nous avaient annoncé, je lis des bouquins traitant du bon usage du point-virgule dans la langue française, je déteste le Mc-Do, je sais que Marlboro s'écrit avec un « r » entre le « a » et le « l », je collectionne les chapeaux, je n'aime pas Razorlight ni The Plasticines, j'ai des bottes pointure 12 sur mon étagère, j'envoie parfois des lettres écrites avec un stylo sur du papier, j'ai vu Spinal Tap 43 fois, je suis fier d'être français, j'ai lu et apprécié La Montagne magique de Thomas Mann. Tout ça fait de moi quelqu'un d'anormal, n'essayez même pas de me dire le contraire, je ne vous croirais pas.

Mais il est une chose qui m'abaisse au niveau extrême de l'anormalité, qui exclut d'emblée tout espoir que je puisse un jour devenir quelqu'un de normal, qui me plonge fréquemment dans des gouffres de désespoir et des abîmes de détresse, qui fait de moi un paria, un exclu de la société, un moins que rien, J'ose à peine le dire tellement c'est incongru : je déteste le foot. J'ai pourtant tout essayé, je me suis forcé à aller voir des matchs dans des bars, chez des amis, je ne comprends pas comment on peut sincèrement être passionné par le spectacle de 11 abrutis courant après un ballon rond dans le but d'aller le lancer en tapant dedans - sans raison puisque le pauvre ne leur a rien fait - dans un filet tendu entre 3 bâtons, tout en empêchant les 11 idiots d'en face d'en faire autant. Personnellement, au bout de 10 minutes, je m'arrange pour aller commander une autre bière, aller aux toilettes, ou passer un coup de fil « urgent », n'importe quoi pour me soustraire discrètement aux attaques acharnées de l'ennui le plus profond, tout en priant silencieusement pour que l'équipe supportée par mon entourage perde. Car une victoire serait pour moi le signal d'une fin de soirée insupportable. En effet, le supporter est un animal bruyant, qui aime à manifester sa joie à grand renfort de klaxons, de cris de bêtes en rut et de slogans poétiques beuglés à pleins poumons afin que tout le monde en profite. Pour peu qu'on ne porte à la chose qu'un intérêt poli, la cacophonie qui en résulte est une incitation à fermer sa fenêtre pour les plus pacifiques ou les plus trouillards, un appel au meurtre pour les plus sanguins. J'ai pour ma part longtemps caressé l'idée, notamment suite aux derniers championnats du monde des handicapés du ballon rond, de me faire un T-shirt clamant noir sur blanc « Je hais le foot » et que j'aurais porté à chacune de ces grandes occasions, mais je n'ai jamais osé le faire, craignant pour ma vie. Car le supporter n'est plus vraiment un homme mais redevient le temps d'un match une bête féroce, prête à étriper son prochain s'il avait par hasard le front de ne pas soutenir la même équipe que lui. Ainsi l'autre soir, un supporter lambda, c'est à dire aussi con et bestial que n'importe quel supporter, m'aborde à la fin d'un match qui avait vu la victoire de son équipe et me demande, avec dans le regard cet air soupçonneux que devait avoir un agent de la Gestapo en abordant un manchot ayant rechigné à saluer réglementairement le passage d'un officier du Troisième Reich, « eh toi, me dit donc l'abruti primaire sus décrit, t'as pas l'air heureux, ça te plait pas qu'on ait gagné, tu supportais pas ton équipe ? ». J'ai hésité à lui répondre que je l'avais endurée sans pouvoir la supporter, mais je ne pense pas qu'il aurait compris...

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 11:59

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 10:28

Quel avenir... Quel avenir... Euh, aidez-moi, là j'y arrive plus.

Quel avenir... Quel avenir... Euh, aidez-moi, là j'y arrive plus.
Il parait que je suis misanthrope. C'est faux. J'aime l'Humanité, j'aime le Monde, et il m'arrive parfois de lire le Figaro, mais nous sortons de notre sujet. Pourtant, malgré mes dénis répétés, la réputation de misanthropie qui me colle à la peau ne faiblit guère. C'est pourquoi je le répète encore une fois : non, je ne suis point misanthrope. Je suis juste fréquemment attaqué dans mon amour des hommes par l'incommensurabilité de la connerie dont ils savent si bien faire preuve. « Il y a deux choses infinies : l'Univers et la connerie humaine. Quoique pour l'Univers j'ai encore des doutes... » disait Einstein, qui n'était pas la moitié d'un abruti. Si si, essayez d'inventer un moyen simple, rapide et sûr de détruire la moitié de l'Humanité en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Tchernobyl », et vous verrez que c'est loin d'être évident. C'est cette connerie qui me pousse parfois à proclamer mon soutien à Charles Manson, à m'afficher comme partisan du retour à la peine de mort par n'importe quel moyen pourvu qu'il soit lent et douloureux, à envisager soudain l'attentat suicide comme une idée somme toute assez bien vue et à regretter que Russes comme Américains du Nord n'aient pas osé appuyer sur le joli bouton rouge qui trônait au milieu du tableau de commande de leurs centres nucléaires respectifs, et ce pour d'obscures raisons tenant vraisemblablement plus de l'envie d'aller encore pêcher l'esturgeon pour les uns ou envahir l'Irak pour les autres que d'un quelconque respect de la vie de qui que se soit...

Ainsi l'autre soir : je m'étais rendu en notre capitale pour assister à un concert d'un des rares mythes encore actifs de la chanson française, le grand Paul Michelnareff, ou peut-être est-ce le contraire, puis regarder le feu d'artifice qui aurait lieu après le-dit concert. Oui, depuis que j'ai pour la première fois dû payer mes impôts, j'aime bien aller voir les événements qu'ils servent à financer. C'était en ce jour où le peuple de France aime à aller brûler des poubelles en l'honneur d'une brassée de pouilleux qui, il y de ça quelques siècles maintenant (si, à partir de 2, on peut dire « quelques »), eurent un beau matin de juillet l'idée d'aller libérer de leurs cellules quelques malades mentaux et promener les têtes de leurs geôliers plantées sur des piques dans la joie, l'allégresse et les rues de Paris, lançant ainsi une mode qui ne cessa que plusieurs années et un certain nombre de milliers de décapités (en comptant les femmes, les prêtres et les enfants, mais pas les fusillés, les noyés ou les pendus) plus tard. Le concert – rappelez-vous, au début du paragraphe il était question d'un concert – se passa plutôt bien, malgré la promiscuité inhérente à ce genre de manifestations, promiscuité qui à elle seule justifie qu'on préfère l'idée d'être sur scène que dans le public. Le feu d'artifice aussi, à ce qu'on m'a dit, je n'en ai rien vu. C'est au moment de me diriger vers l'endroit où j'avais rendez-vous avec une voiture qui acceptait gentiment de me re-déposer chez moi que les choses se gâtèrent : devant le nombre des manifestants – car c'était une manifestation, de joie et de liesse populaires, certes, mais quand même – la police, qui avait accouru en nombre comme à chaque fois que plus de 100 personnes se réunissent quelque part pour exprimer leur joie, ce qui apparemment ne peut pas se faire sans jet d'objets contondants ou combustion d'objets en tout genres, la police, donc, entreprit de monter quelques barrages afin d'éviter que toute cette populace se répandît trop rapidement de par les rues. Nous nous retrouvâmes donc, moi et quelques milliers des mes co-spectateurs, obligés d'attendre devant un de ces barrages. En bon citoyen discipliné, mais apparemment en mauvais français, j'attendais calmement que les agents de la force publique jugeassent opportuns de nous laisser passer, petit à petit, lorsque des voix commencèrent à s'élever autour de moi pour protester, avec tact et délicatesse, comme savent en général si bien le faire les voix anonymes, contre ces barrages. Ce ne fut bientôt plus qu'un tumulte de cris duquel se détachaient parfois certaines insultes clamées avec plus de conviction par un mécontent possédant une voix plus puissante que les autres. N'écoutant que mon courage vacillant, je m'abstins de faire remarquer à mon voisinage que nos vis-à-vis ne faisaient que leur devoir, assez intelligemment en plus. Par contre, lorsque mon tour arriva de passer le barrage, j'adressai à l'un des policiers mes encouragements les plus sincères pendant que les cris redoublaient derrière moi et que lui caressait mélancoliquement sa matraque inutile, maintenue à sa ceinture par une loi implicite et absurde selon laquelle il serait interdit de frapper sur une bande de cons un soir de 14 juillet.

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 17:46

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 10:29

Quel avenir pour les grands jeux concours face à la recrudescence de l'illetrisme ?

Quel avenir pour les grands jeux concours face à la recrudescence de l'illetrisme ?
Mes amis, mes amies, chers skyblogueurs...


Un certain nombre d'abrutis m'engluent chaque jour le cortex d'une remarque récurrente : "ben euh, dis-donc, toi qui fais le malin, euh, ben je trouve que quand même tu fais un peu beaucoup de fautes d'orthographe, toi qui fais le malin, tout ça..." Ce à quoi je réponds toujours "certes".

Mais si je réponds, l'air stoïque et détaché, ce noble "certes", c'est pour éviter d'éclater à la figure de ces cuistres et de me répandre en injures basses et calomnieuses qui ne seraient pas dignes de moi. En effet, je voudrais faire remarquer aux agaçants sus-dits qu'il est bien facile de critiquer un auteur parce qu'il a osé laisser 2 fautes d'orthographe se glisser dans un texte de 20 lignes quand on est soi-même incapable d'écrire un commentaire de 2 lignes autrement que "zyva ton gueblo il è tro chiredé, mdr tro lol".

Et puis de toute façon, je persiste à croire que je ne fais pas tellement de fautes, et en tout cas beaucoup moins que ce dont on m'accuse. D'ailleurs je m'en vais le prouver de ce pas : si un jour, à partir de maintenant jusqu'à la fermeture de ce blog (qui n'est pas prévue pour demain), quelqu'un trouve plus de 3 fautes en moyenne par article (soit à ce jour 90 fautes, cet article entrant dans le jeu), ce qui n'est guère énorme étant donné le nombre de lignes que compte chacun de mes articles, alors je ferai des excuses publiques et me livrerai à la juste vindicte populaire.

Chers amis, à vos dicos, à vos Bescherelles, à vos marques, prêts, partez !

PS : je précise qu'à partir de maintenant je ne corrigerai plus les fautes qu'éventuellement je repèrerais, ce que j'ai fais par deux ou trois fois et par le passé.

PS2 (lol, mdr) : pour participer, envoyez-moi un mail avec les articles incriminés en copié/collé et les fautes marquées en gras.

PS3 : je précise également qu'il s'agit des fautes d'orthographe ou de syntaxe, et pas de typoraphie. Veuillez donc vous abstenir de me faire remarquer que PS s'écrit en fait P.-S., ce qui est certes vrai selon les règles de typographies strictes, mais que personne ne fait jamais, et puis de toute façon, zut, alors s'il vous plait, je vous en prie...

# Posté le mardi 07 août 2007 09:26

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 10:31